Depuis deux ans, la Société biblique haïtienne a offert plus de 100.000 bibles

Magda Victor, secrétaire générale de la Société biblique haïtienne.

Deux ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, de nombreux Haïtiens se plaignent de ce que rien n’a changé. Bien des maisons restent à reconstruire et 500 000 personnes vivent encore dans les camps de réfugiés de Port-au-Prince.

« Pour nous cependant, à la Société biblique, les choses ont évolué de manière positive, déclare Magda Victor, secrétaire générale de la Société biblique haïtienne.

Dans toutes les Eglises

« Depuis deux ans, grâce à l’aide de nos Sociétés bibliques sœurs à travers le monde, nous avons offert 100.000 bibles et plus de 20.000 exemplaires du Nouveau Testament aux Eglises haïtiennes, et leur réponse ne s’est pas fait attendre : la Fête de la Bible, en décembre dernier, a connu un succès sans précédent dans les Eglises – dans toutes les Eglises, même catholiques, ce qui est nouveau aussi en Haïti. »

L'église catholique Saint-Pierre à Pétionville, Port-au-Prince.

Mme Victor s’en réjouit. Ce drame terrible qu’a été le tremblement de terre a permis à la Société biblique de tisser des liens plus étroits encore avec les Eglises.

La Bible en créole

Une autre retombée inattendue de ces mois de travail acharné pour répondre à la demande des Eglises et fournir la Bible aux réfugiés est le succès croissant que connaît la Bible en créole.

« Avant le tremblement de terre, on essayait de convaincre les Haïtiens de lire la Bible en créole, tant ils avaient pour tradition de lire la Bible en français, qui n’est pourtant pas leur langue maternelle, explique Mme Victor.

La langue du cœur

Les traducteurs de la Bible d'étude en créole haïtien.

« Après le 12 janvier, beaucoup de nos amis et donateurs haïtiens ont insisté pour que nous distribuions la Bible en créole plutôt qu’en français. Et cela a eu un impact considérable. Quand les gens viennent acheter une bible à la Société biblique aujourd’hui, c’est bien souvent la Bible en créole qu’ils demandent. Ils savent qu’ils la comprendront et qu’elle leur parlera dans la langue de leur cœur. »

Les traducteurs qui, à la Société biblique, travaillent actuellement sur la Bible d’étude en créole, sont pressés d’avoir terminé car ils savent que ce sera un outil précieux entre les mains des responsables d’Eglise et des personnes qui découvrent la Bible.

« En Haïti, la situation n’est pas facile, conclut Mme Victor. La pauvreté est omniprésente. Il reste énormément à faire. Et nous avons pour mission d’apporter à nos concitoyens la Parole qui réconforte. Merci de continuer à nous soutenir, non seulement par vos dons, mais aussi par vos prières. »

Vue sur un quartier de Port-au-Prince avec la mer au loin. Janvier 2012.